Chauves-souris et vergers de pommiers : vers une lutte intégrée contre les ravageurs
Pour réduire la dépendance de l’arboriculture aux pesticides, une solution prometteuse consiste à favoriser les auxiliaires déjà présents, c’est-à-dire les animaux qui mangent les insectes ravageurs des cultures. On parle de lutte biologique par conservation ou de lutte intégrée.
Les chauves-souris sont des alliées précieuses : chaque nuit, elles peuvent consommer 50 à 125% de leur propre poids en insectes, soit un à dix kilogrammes par an et par individu selon les espèces. Elles pourraient donc jouer un rôle important contre les ravageurs des pommiers (comme le carpocapse de la pomme, la tordeuse orientale ou encore l’anthonome), mais leur efficacité en Europe reste mal connue. De plus, leurs populations sont en déclin, ce qui rend leur protection d’autant plus urgente.
Objectifs du projet
Ce projet étudie comment les chauves-souris peuvent aider à protéger les vergers, en analysant trois aspects :
- Leur action sur les ravageurs : Quels insectes ravageurs mangent-elles réellement ? Quel est leur impact sur les populations de ravageurs ?
- L’influence des pratiques agricoles et du paysage : Comment les méthodes de culture et l’environnement autour des vergers affectent-ils la présence des chauves-souris et de leurs proies ?
- Des recommandations concrètes : Comment aménager les vergers et leurs alentours pour favoriser durablement ces prédateurs naturels ?
Ce projet associe chercheurs, instituts techniques et acteurs de la biodiversité pour répondre à un enjeu à la fois agricole, écologique et sociétal.
Ce projet est financé par l’Office Français de la Biodiversité et se déroule de 2024 à 2029.
