Influence de la diversité floristique sur les réseaux écologiques reliant les insectes ravageurs, leurs ennemis naturels et les fourmis en vergers de pommiers

Date : 01/01/2026 – 01/01/2029

Le biocontrôle par conservation est l’une des alternatives aux pesticides pour contrôler les populations d’insectes ravageurs des cultures. Celui-ci consiste à adapter les pratiques agricoles et à aménager les agro-écosystèmes pour maximiser la régulation naturelle des ravageurs ciblés par leurs ennemis naturels (prédateurs, parasitoïdes, pathogènes…). Cependant, pour certains insectes ravageurs des cultures comme le puceron cendré du pommier (Dysaphis plantaginea), une relation mutualiste avec les fourmis freine la régulation naturelle par les ennemis naturels. En effet, les fourmis investissent les colonies de pucerons, les protégeant ainsi contre leurs prédateurs, afin d’exploiter leur miellat riche en sucres et en acides aminés. Le biocontrôle par conservation dans ce contexte doit donc passer par un moyen de limiter cette interaction mutualiste. L’implantation d’une plante de service, la féverole, en inter-rang des vergers de pommier est une solution prometteuse, car en offrant des sources de sucres alternatives (nectar, autres espèces de pucerons) la féverole pourrait détourner les fourmis des pommiers.


A partir de données récoltées dans un réseau de vergers de pommiers, dont certains font partie de la basse vallée de la Durance, cette thèse a pour objectif de tester les effets de l’implantation de cette bande de féverole dans les vergers. Dans un premier temps sur la présence de pucerons, de leurs ennemis naturels et des fourmis dans les colonies, puis ensuite sur les mécanismes de régulation du puceron cendré à l’aide d’analyse moléculaire des contenus stomacaux de prédateurs et de la modélisation bayésienne des dynamiques de populations de pucerons.


financement par le PEPR EcoContol